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« Train de la mémoire », 7 au 11 novembre 2010 PDF Drukuj Email

« Train de la mémoire », 7 au 11 novembre 2010

 

Tous les deux ans, des jeunes lycéens et lycéennes des établissements scolaires de Notre Dame de Sion et de l’Oratoire de France se rendent à Auschwitz. Ils viennent par train ! Ils sont volontaires et se sont préparés pendant plusieurs mois à ce « voyage » qui les mène sur les traces de la Shoa : c’est un « Train de la mémoire ». Cette année, ils furent 450.

La démarche est originale : elle prend le temps de ces 24 heures de voyage à l’aller, puis au retour. L’approche est lente. Le temps est jalonné par la réflexion, des questionnements.

Depuis quelques 15 ans, le Père Jean Dujardin, ancien secrétaire du Comité épiscopal français pour les relations avec le judaïsme conduit  ces « trains ». Il en est à son 7e voyage. Plus de trois mille jeunes ont fait cette expérience, accompagnés de leurs professeurs et d’autres adultes.

Sur le terrain même, c’est à Birkenau, Auschwitz II, que commence un parcours d’abord historique qui s’achève par une célébration en deux temps.

Le temps du souvenir ; celui des morts avec la prière du Kaddish récitée par les élèves juifs. Sont égrenés les noms des déportés de leurs familles, ou de ceux confiés à eux. Sont lus des textes d’Etty Hillesum, de jeunes étudiants allemands de la Rose blanche, du Père Dabosville (de l’Oratoire), méditant sur le danger de l’obscurcissement de la conscience humaine.

Le deuxième temps de célébration a lieu le long de la rampe ; sur la voie est déroulée une bande d’étoffe portant les mots de « Zakhor/Souviens-toi ».

s. Anne Denise

Ce moment plus court se veut projeter les jeunes vers l’avenir. Les témoignages évoqués disent que le mal n’est pas inéluctable, qu’une résistance est possible surtout lorsque plusieurs se font confiance, qu’ils voient dans le visage de l’autre celui d’un être créé à l’image de Dieu.

« Zakhor / Souviens-toi » et va vers l’avenir avec espérance et confiance.

 

L’après midi, une table ronde est consacrée à répondre aux questions suscitées par la matinée ; elle se termine par un impressionnant jeu scénique à partir de l’essai de Zvi Kollitsch, Yossel Rakover s’adresse à Dieu, poignante évocation de la question de Dieu dans cet abîme.

Hania et Anne Denise ont pu être présentes à cette journée et ont participé à la table ronde.

 

Ce n’est que le lendemain matin que les jeunes sont affrontés au « Musée » d’Auschwitz I et à sa documentation, après qu’une Eucharistie leur ait été proposée au Carmel.

 
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