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s. Anne Cathrine NDS Spiritualite de Sion PDF Drukuj Email

En arrivant en Israël où j'ai été envoyée il y aura 40 ans le 8 septembre prochain, dans le cadre de ce qui était alors le "Studium" des sœurs de Sion, j'étais déjà sensibilisée au peuple juif, aux Ecritures, à l'ouverture œcuménique.

Dès mes premières années sur cette terre, et je dois beaucoup au frère Pierre Lenhardt et au Père Michel de Goedt qui se trouvaient alors en Israël, j'ai été fascinée par le mystère de continuité et de nouveauté si imbriqués l'un dans l'autre qui caractérise notre foi judéo-chrétienne  j'ai appris de puis, du père Francesco de Gasperis à parler de"continuité transfigurée".

J'ai éprouvé alors le sentiment extrêmement fort d'être immergée dans le plan de Dieu concernant Israël et l'humanité.

J'ai consciemment touché du doigt ce que dit Paul sur les juifs et les nations. Cette distinction fondamentale qui demeure et est nécessaire, ce fait que nous avons besoin comme Eglise du Peuple Juif tel qu'il est  si l'on peut dire, avec par ci par là à titre de prémices, ceux d'entre eux à qui le Christ a été révélé.

 

Je me suis alors sentie appelée à demeurer sur cette terre comme dans le terreau où ma vocation de Sion pourra s'épanouir, se nourrir, s'approfondir et porter du fruit pour d'autres. C'est pour cette raison que j'ai demandé au Conseil de la Province de France de me laisser ici. Cela a été compris et accepté.

La venue des sœurs contemplatives à Ein-Kerem  à ce moment-là n'est pas étrangère à ce cheminement.

 

Cela a fait respirer ma foi et m'a conduite à recevoir du peuple juif de multiples interpellations, à respecter et à écouter l'autre et tout d'abord le juif comme quelqu'un qui est porteur d'un message qui peut enrichir ma foi.

Je crois beaucoup à la mutualité des témoignages. Tous nous nous communiquons Dieu d'une manière ou d'une autre et aussi la richesse des valeurs humaines.

Cela m'amène à m'ouvrir à un Dieu toujours plus grand, dont les vues sont insondables, à être convaincue que la Vérité est toujours devant nous, au-delà de nous, et que personne ne la possède. Tout cela en croyant de toute ma foi qu'il y a un seul Dieu, le Dieu UN d'Israël et de l'humanité qui s'est révélé en Jésus-Christ.

 

J'ai reçu du peuple juif de préciser mon identité chrétienne dans ce qu'elle a d'essentiel.

A Ein-Kerem nous accueillons beaucoup de juifs israéliens, individus, familles, groupes et ils questionnent  et questionnent dans tous les sens.

Par exemple quand on me demande "pourquoi vous mangez des pastilles à la messe?" évidemment que je ne vais pas leur dire que je mange le corps d'un homme.

Mais je les renvoie à la manne qui était déjà un aliment spirituel, un signe qui, selon le grand exégète Paul Beauchamp, était si ténu qu'il s'effaçait devant ce qu'il signifiait; et je leur dis que c'est sous cette forme du pain; essentiel à la vie humaine que Dieu a voulu nous communiquer sa vie de sorte qu'elle pénètre tout notre être.

Je réalise à quel point ce n'est pas évident et je ne puis aller à l'Eucharistie sans donner tout son poids à l'acclamation:" Il est grand le mystère de la foi"

Quand ils me demandent " croyez-vous en trois dieux, je les renvoie à l'expression de la mystique juive qui parle de l'Unité dynamique de Dieu, d'un bouillonnement de vie à l'intérieur de Dieu qui s'exprime dans les diverses manières selon lesquelles il se communique.

Je n'explique rien, mais j'essaie d'exprimer ce qui pour moi demeure un mystère. Et sans essayer de les convaincre, notre foi leur semble moins étrange. Et finalement ce qui m'étonne ce n'est pas qu'ils ne croient pas en Jésus-Christ mais c'est que j'y crois. La foi est un pur don .

Il me demandent encore: "Pourquoi vous ne pratiques pas les commandements, surtout le shabbat, si vous aimez tellement les juifs? Et mille autres questions.

Un jour je parlais du christianisme dans le cadre de l'école qui forme les guides en Israël et une dame me demande: "Alors, vous croyez que le messie est venu, nous croyons qu'il va venir. Qu'est-ce qu'il y aura à la fin?" Je lui ai répondu: "une grande surprise pour vous et pour nous".

 

J'ai beaucoup reçu de la compréhension que la tradition juive à de l'Unité de Dieu qui va bien lus loin que le fait qu'il n'y en a pas d'autres.  Et je vois dans ce mystère de l'Un la clé de la compréhension de l'univers en son commencement et en sa fin et la clé de notre unité personnelle et de l'unité entre nous; l'harmonie et finalement la paix

 

Je pourrais multiplier les exemples, mais finalement quand on me demande qu'est-ce qui est différent dans notre foi, je me vois dire l'essentiel c'est-à-dire ma foi en Jésus, Fils de Dieu, Dieu qui s'est fait l'un de nous dans le peuple de l'Alliance, pour vivre notre vie et la sauver en mourant et en ressuscitant.

J'ajoute que sans prendre la place du peuple élu, Jésus nous a fait entrer, nous les païens dans cette unique Alliance.

Pour moi c'est la nouveauté par excellence. Et elle s'inscrit dans une continuité.

 

Si à partir de ces données de l'expérience je veux relever quelques points qui caractérisent notre spiritualité à Sion, je dirais:

De tout ce que j'ai appris je peux confirmer que  notre identité de sœurs de Sion découle de la Bible

  • Avec une sensibilité particulière à l'Histoire du salut, à son dynamisme, sa marche vers la réalisation plénière des Promesses;
    • avec un sens de l'unité de toutes les Ecritures, de la continuité entre l'Ancien et le Nouveau Testament, d'un accomplissement en Jésus-Christ qui n'abolit rien, mais ouvre l'A-venir.
    • avec un attachement particulier au peuple juif envers et contre tout, le regardant comme Dieu le regarde et l'aimant comme Jésus-Christ l'aime. Nos fondateurs étaient nés juifs et ont eu conscience en découvrant Jésus Christ qu'ils demeuraient juifs.
    • avec un amour de la Parole qui nous pousse (nous oblige) à l'étudier, à la garder dans notre coeur, à l'enseigner,  à la scruter à l'école de maîtres juifs et de la tradition de l'Eglise.  (Const. n° 6, 15.2)

 

 

Je peux reprendre et développer quelques points.

Le sens de l'Histoire

L'Histoire du salut révélée dans les Ecritures nous donne des clés pour lire l'histoire d'aujourd'hui et nos propres histoires. Nous percevons en effet l'action de Dieu dans l'histoire difficile et tourmentée de son peuple, et nous constatons que Dieu est moins gêné que nous-mêmes par le péché, qu'il  s'arrange pour se faufiler à travers nos multiples ambiguïtés pour mener à bien son plan d'amour sur le monde.

De ce fait, notre spiritualité se doit d'être marquée par une grande espérance et elle nous tend en avant, vers l'achèvement de l'histoire. Avec le peuple juif, nous partageons un certain "marana tha".

Et avec lui, nous voulons hâter la venue de ce règne de paix, de justice et d'amour;

 

"Et  maintenant tous deux vous attendez

Toi qu'il vienne, toi qu'il "revienne";

Mais c'est la même paix que vous lui demandez.

Et vos deux mains qu'il vienne ou qu'il "revienne",

dans le même amour vous les lui tendez!

Qu'importe donc? De l'une ou l'autre rive,

Faites qu'il arrive,

Faites qu'il arrive."

Edmong Fleg

 

Ceci est très important dans un monde souvent à l'affût d'idéologies ou de spiritualités évaporées sur lesquelles on ne peut construire d'une manière solide et durable

 

La mémoire

Mémoire qui n'est pas simple souvenir du passé, mais le fait d'assumer le passé comme peuple,  comme Eglise et comme individus et de s'en servir comme d'un tremplin pour aller plus loin.

Le Ba'al Shem Tov, maître du hassidisme a dit: "Oublier mène à l'exil; se souvenir est le secret de la rédemption". Pensons aussi à l'importance de la guérison ou purification de la mémoire, selon l'expression de Jean-Paul II.

Nous apprenons du Peuple juif à faire mémoire (exemple des Rwandais qui demandent à Yad VaShem de les aider à "faire mémoire, à bâtir un mémorial dans leur pays)

Le particulier et l'universel.

Le mouvement de l'Histoire du Salut nous fait tenir ensemble ces deux dimensions

Nous sommes appelées à témoigner par notre vie de la fidélité de Dieu à son amour pour le peuple juif et aux promesses qu'il a révélées aux Patriarches et aux Prophètes d'Israël pour toute l'humanité.

Dieu a choisi un peuple et l'a aimé et il coninue à le choisir et à l'aimer d'un amour d'élection  en vue de manifester son amour à tous les peuples.

Notre amour particulier pour le peuple juif nous demande d'aimer tous les peuples et, sur cette terre, le plus proche est le peuple palestinien.

Ainsi nous partageons avec Israël la foi en la promesse faite à Abraham et nous témoignons qu'en Jésus-Christ ressuscité s'ouvre l'accomplissement du message des prophètes.

Nous croyons que Jésus-Christ est "lumière des nations et gloire d'Israël son peuple", nous affirmons en même temps que "le salut vient des juifs" et que "Jésus est le sauveur du monde."( cf Jn 4,22 et 42))

C'est Jésus qui dit " le salut vient des juifs" et la samaritaine, une non juive, en déduit: "C'est lui le Sauveur du monde"!

Tenir ensemble ces deux réalités est loin d'être évident, et demeure "signe de contradiction" (cf.  Lc 2, 29-35). En témoigner passe par la Croix. (cf. Eph. 2,11-18).

Il n'est pas évident non plus d'affirmer concrètement la permanence de l'élection: les ujifs que je rencontre dans la rue, le soldat au check point, qu'ils en aient conscience ou non sont le peuple élu, comme ceux qui utilisent ce choix de Dieu comme un privilège et s'installent dans les territoires palestiniens.

( exemples dans le cadre de notre enseignement, et dans celui de la commission du Patriarcat

pour les relations avec le Peuple Juif). Nous devons vivre ce défi paisiblement, sans essayer de convaincre et justement en manifestant notre ouverture ) tous.

 

 

La réconciliation

Du fait de ces apparentes contradictions, du fait de l'histoire tourmentée du peuple juif, il nous est urgent de travailler à la réconciliation ( cf. Const. nos 8,19,39,45, 58)

Hâter la réconciliation entre Juifs et Gentils hâtera la réconciliation dans le monde; peut-on parler de la réciproque? Prier et travailler pour la réconciliation du monde hâtera la réconciliation entre Juifs et Gentils.

Nous sommes attentives à toute semence de paix en particulier sur cette terre.

 

Le conflit israélo-palestinien développe le désir bien concret de réconciliation.

Personnellement mon amour pour le peuple juif fait que je suis plus atteinte par les fautes, le mauvais comportement du gouvernement et de certains groupes ou personnes dans le peuple d'Israël que par le même comportement du peuple palestinien;

Je sens que de même que Dieu porte mon péché je porte celui d'Israël.(exemple de ce  que nous avons vêcu lors des massacres de Sabra et Shatilla))

Ma vocation sionienne me pousse à être exigeante pour le peuple d'Israël plus que pour tout autre peuple et elle m'apprend à ne pas prendre parti en me situant du côté de la paix et de la justice, en étant attentive à toute semence de paix et à encourager et à faire connaître les personnes et groupes impliqués dans ces mouvements. Cela nous met souvent dans l'inconfort, mais nous apprenons à vivre paisiblement dans l'inconfort.

J'ai éliminé de mon vocabulaire : "les".( les Juifs, les arabes…),"les deux côtés" (ce ne sont pas des côtés, ce sont des peuples), le mot terroriste, car ici il n'est employé que pour les palestinien e ce n'est pas juste)

Nous nous efforçons m'efforce de connaître les multiples groupes de paix, de les soutenir, les faire connaître. S'y engager directement est déjà plus délicat vu que nous sommes étrangères.( réflexion sur notre situation d'étrangère, des difficultés pour les visas qui nous font mesurer ce que tant de personnes vivent dans le monde et ici les palestiniens)

Plusieurs de ces groupes se rencontrent chez nous à Ein-Kerem et je les fais connaître dans le cadre de nos sessions: Yad beyad, Jitli, Amit Leshem, les rabbins pour les droits humains., Ta'ayush..etc (raconter quelques faits…et dans ce type de rencontre juifs-arabes, parler du travail de Colette, de Carmen…)

Mon engagement à l'université de Bethléem où j'enseigne le judaïsme aux palestiniens qui se forment pour être guides est un vrai et positif défi; (donner des exemples)

Ce conflit nous interpelle au plan personnel:

Nous ne pouvons détruire le mur qui sépare Bethléem de Jérusalem, mais nous pouvons faire tomber les multiples murs que nous bâtissons en nous-mêmes, dans nos communautés, nos sociétés (exemples, comment nous préparons les groupes à aborder  ce mur).

 

Voici comment le Cardinal Martini explique l'intercession pour la paix: (Cardinal Martini , livre cité p. 170-173 et svts)

« Ethymologiquement, inter-céder signifie « faire un pas au milieu », faire un pas de manière à se mettre au milieu d’une situation…C’est être là sans bouger, sans issue, cherchant à mettre la main sur l’épaule des deux adversaires en acceptant le risque de cette position ».

 

Dans ce domaine de la réconciliation, je peux ajouter que pendant huit ans nous avons vécu avec une autre communauté, la Communauté du Chemin Neuf et nous avons appris, avec des hauts et des bas, au jour le jour, à nous accueillir différents et à partager nos richesses, en nous mettant ensemble au service du ministère d'accueil à Ein-Kerem, en priant, travaillant et

 

L'attachement à l'Eglise

C'est en scrutant son propre mystère que l'Eglise se souvient du lien inextricable qui l'unit à la descendance d'Abraham (cf Nostra Aetate 4) Et c'est notre vocation d'en témoigner. Le mystère  d'Israël est au cœur du mystère de l'Eglise (visite de Benoît XVI)

Notre attachement à l'Eglise se manifeste dans sa dimension universelle  en étant attentives à ses enseignements  qui confirment notre charisme et nous ouvrent aux soucis pastoraux du monde

et dans sa dimension particulière par nos engagements dans les Eglises locales. Quelques unes d'entre nous sont engagées dans l'Eglise d'expression hébraïque, et beaucoup d'entre nous dans l'Union des Religieuses qui est surtout insérée dans le monde palestinien.

Personnellement je ne peux vivre ma vie chrétienne sans appartenir à une communauté chrétienne locale. J'ai besoin de "toucher" le Corps du Christ vivant dans ces minorités chrétiennes.

L'expérience d'être minorité chrétienne est stimulante.

Du fait qu'elle est ecclésiale et liée au peuple juif notre spiritualité est œcuménique (cf Const. nos 3, 15.3)

En effet, ce qui nous unit entre chrétiens de différentes dénominations, c'est Jésus-Christ et nos racines communes dans le peuple qui nous l'a donné et sur lequel nous sommes tous greffés.

Etant dans un pays à majorité juive, puis musulmane,  nous sommes plus sensibles au fait d'être chrétiens ensemble, que d'être "séparés".

 

Marie

Notre formation biblique nous permet d'approcher Marie comme femme juive, bien de sa race, Marie fille de Sion. Et ici en regardant les femmes du pays avec les valeurs propres à l'Orient, en approchant de près le peuple juif, nous pouvons davantage incarner Marie

Marie qui exprime sans être Dieu, le côté féminin de Dieu, partenaire du Christ homme dans l'histoire du salut.

"Le nom de Notre Dame de Sion, choisi par notre fondateur, indique le sens qu'a pour nous la personne  de Marie.

Fille de Sion par excellence, Marie a vécu pleinement la foi et l'espérance de son peuple.

Consentant à la Parole de Dieu, elle est devenue la mère de Jésus et elle l'a suivi jusqu'à la croix.

Elle était présente dans l'Eglise primitive.

Déjà entrée dans la plénitude de la rédemption, elle confirme pour nous la destinée à laquelle nous sommes tous appelés." (Const. n° 9)

 

Jérusalem

Nous mettons Jérusalem "au sommet  de notre joie".(cf Ps 137)

Jérusalem microcosme de l'univers, de l'humanité,de l'Eglise dans sa  diversité.

Concentré de tous les enjeux du monde.

Sacrement de toute ville et de toute terre.

 

« La paix en Terre Sainte est le test d’une paix vraie et durable non seulement au Proche Orient mais sur toutes les terres du monde. » (Cardinal Etchegaray .discours à l’UNESCO, septembre 2004) 

 

 

Ceci, le père Marie-Alphonse l'avait bien saisi lorsqu'il rapporta l'évènement du 20 janvier :

"Qu'est-ce que le 20 janvier: une lumière et dans cette lumière, Marie, Sion, Jérusalem."

Et encore:

"Jérusalem c'est le couronnement de l'œuvre, c'est Jérusalem qui donne à la Congrégation son cachet spécial. Sans Jérusalem Sion n'aurait pas sa raison d'être, car que veut dire Sion, sinon Jérusalem…Marche, conduis les filles de Sion à Jérusalem!

Sion est l'œuvre du regarde de Marie, Jérusalem est l'oeuvre de son cœur."

(homélie du 19 janvier 1881 prononcée à l'Ecce Homo)

 

Le Père Marie disait encore: "je suis prêt à tout souffrir pour Jérusalem"

 

Tout ceci fait corps avec notre vie consacrée, car il s'agit de notre charisme si bien exprimé dans nos Constitutions

Nous nous savons appelées à l'approfondir sans cesse

Et le silence de Marie lors de l'événement du 20 janvier ( "elle ne m'a rien dit mais j'ai tout compris") nous invite à ne pas cesser d'en explorer la profondeur, sous la mouvance de l'Esprit, pour le bien de l'Eglise et du monde.

 

Sans l'avoir recherché je constate que je rejoins le no 13 des Constitutions

 

"Nous sommes appelées à témoigner par notre vie de la fidélité de Dieu à son amour pour le peuple juif et aux promesses qu'il a révélées aux Patriarches et aux Prophètes d'Israël pour toute l'humanité. Dans le Christ nous est donné le gage de leur accomplissement final

Cet appel implique que notre vie apostolique soit caractérisée par un triple engagement:

envers l'Eglise, envers le peuple juif, envers le monde pour qu'il devienne un monde de paix, de justice et d'amour".

 

Je voudrais terminer en disant que la présence des contemplatives est essentielle à notre témoignage.

Nos hôtes ne les voient pas ou peu, mais nous en parlons et cela permet de dire qu'elles expriment l'essentiel de ce pourquoi nous avons consacré notre vie au Seigneur. La motivation est Dieu. Et Dieu comprend (inclut) tout. Notre vocation à toutes est en son fond, contemplative.

 

ACA juillet 2009-07-21 connecSION




 
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